Rue Grenette : la Métropole rouvre l'hypercentre aux voitures

D'un simple courrier, la présidente de la Métropole rouvre la rue Grenette aux voitures et vide la ZTL de sa substance. Le groupe Socialistes dénonce un coup de force contre une ville respirable.

D'un simple courrier, la présidente de la Métropole rouvre la rue Grenette aux voitures et vide la ZTL de sa substance. Une décision brutale, prise à contretemps, contre la santé et contre le souhait des Lyonnais et Lyonnaises.

Le procédé stupéfie. Véronique Sarselli écrit se « refuser à gouverner contre Lyon » et vante le « dialogue ». Dans la même lettre, elle tranche seule, contre le Maire, contre le travail de concertation.

Le déni démocratique indigne. Il y a quelques semaines, une concertation record a plébiscité une rue Grenette apaisée. Aux urnes, les Lyonnais et Lyonnaises ont reconduit la majorité écologiste et de gauche. Ce double choix, Mme Sarselli le balaie d'un revers de la main.

Le contresens accablant. En pleine canicule, quand les scientifiques alertent et que les habitantes et habitants suffoquent, la Métropole rouvre l'hypercentre aux moteurs thermiques. Du lundi au jeudi, la ZTL disparaît toute la journée.

Pendant que Lyon cherche de l'ombre, Véronique Sarselli lui promet des moteurs. Alors que la pollution atmosphérique tue prématurément 10 000 personnes chaque année, la Métropole ouvre les bras au trafic routier en centre-ville.

Véronique Sarselli appelle cela « rééquilibrer » ; en réalité il s'agit d'un choix arriéré, d'une stratégie anachronique et d'un exercice autoritaire.

Le contresens est tellement accablant qu'on peut légitimement se demander si la présidente de la Métropole croit sincèrement à ce plan, ou si elle n'y voit qu'une revanche : le plaisir d'effacer l'écologie qu'elle vient de remplacer, quitte à la faire payer aux poumons des Lyonnais et Lyonnaises. Dans un cas, c'est un aveuglement ; dans l'autre, une petitesse. Aucun des deux n'est digne d'une métropole d'un million d'habitants.

Le groupe Socialistes de la Ville de Lyon dénonce ce coup de force et se tiendra aux côtés des habitants, du Maire et de sa majorité pour défendre une ville respirable, apaisée et fidèle à la voix des siens.

Pour le groupe Socialistes — Camille Leroy et Philippe Prieto, co-présidents.